
Intervenants de la matinée :
Accueil et présentation de la matinée :
Florent BARNABÉ, en charge du pôle éco-innovations à Paris Développement, initiateur et co-fondateur d’INNOV’ECO
Intervenants
Retour d’expérience à l’étranger :
Jan-Olaf WILLUMS, Chairman of InSpire Group
Table ronde
Animée par :
Walid MALOUF, Directeur France de la Fondation Clinton Initiative Climat, co-fondateur d’INNOV’ECO
Autour des invités :
- Pierre MANSAT, Adjoint au Maire de Paris en charge de Paris Métropole
- Jean-Pierre GIRAULT, Président de la Commission Transports, Région Ile-de-France
- Philippe PAYEN, Directeur de la Stratégie et de la Recherche de Veolia Transport
- François BELLANGER, Directeur de Transit-City
- Olivier BORDELANNE, Chef du projet Gaz Natural Vehicules au sein de GDF SUEZ
- Ludovic BU, Président de Voiture & co
Magazine de l’éco-innovation
Alexandre SAUVAGE, Président de Leosphere, co-fondateur de Durapole
Conclusion de la plénière
Marc LIPINSKI, Vice-Président Région IDF, Président du Centre Francilien de l’Innovation> Voir les inscrits de l’édition du 2 juin 2009 – Eco-mobilité
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Reportage sur 3 PME éco-innovantes franciliennes de la mobilité (diffusé lors d’INNOV’ECO) :
Interviews réalisées lors d’INNOV’ECO :
Interview de Pierre Mansat, Adjoint au Maire de Paris, Chargé de Paris Métropole et des relations avec les collectivités territoriales d’Ile-de-France :
Compte rendu de la table ronde proposé par GreenUnivers :
La deuxième rencontre INNOV’ECO a amené 270 acteurs qualifiés de l’écosystème cleantech francilien à réfléchir et débattre des questions de mobilité en lien avec les enjeux de l’énergie, des pollutions et du climat. La question était posée : quelles innovations pour une éco-mobilité ?
Le ton est donné dès l’ouverture de la rencontre par Florent Barnabé, en charge du pôle éco-innovation à Paris Développement, initiateur et fondateur d’INNOV’ECO, qui a mis l’accent sur l’urgence de la réflexion collective sur le sujet de l’éco-mobilité et la nécessité d’agir et d’innover dans ce domaine : « Les transports de personnes et de marchandises sont responsables de 53% des émissions de gaz à effet de serre de Paris et de 29% de celles de la région » a-t-il rappelé, en ajoutant que « la recherche de transports moins polluants représenterait la création de plus de 30 000 emplois dans les 2 à 3 prochaines années en France ».
Dans son introduction de la table Ronde, Walid Malouf, directeur France de l’initiative climat de la Fondation Clinton, et co-fondateur d’INNOV’ECO, pose ainsi les termes du débat : « quelle infrastructure et quelles offres d’éco-mobilité sur notre territoire ?… Quels scénarios futurs ? Quel schéma structurel, organisationnel, technologique allons nous déployer ? Quelles évolutions de la demande et de l’offre ? Quelles vont êtres les opportunités de création et d’innovation, et par qui seront-elles portées ? »
« Nous avons un besoin immense de réaliser de nouvelles infrastructures et de rénover les infrastructures existantes en matière de transport en commun », explique Pierre Mansat, Adjoint au Maire de Paris, en charge de Paris Métropole. « Cela nécessite de l’innovation technologique et financière, avec des conditions tarifaires adaptées à tous et des systèmes d’information pour renseigner les usagers sur les moyens accessibles, les temps de parcours, et les émissions de CO2 induites… »
L’Ile-de-France, c’est aujourd’hui 3,5 déplacements en moyenne par personne et par jour, selon le STIF. Mais ce chiffre cache des situations très différentes : côté voitures, on compte 2,2 millions de déplacements par jour dans la capitale contre 5,5 millions en petite couronne et 7,5 millions en grande couronne. Côté transports en commun, c’est l’inverse : 4,2 millions de déplacements par jour à Paris, contre 1,7 million en petite couronne et 0,9 million en grande couronne. Autre chiffre : à Paris, 2% des déplacements se font en vélo, contre moins de 1% dans le reste de la région.
« Cette diversité impose d’adapter les solutions à chaque situation de mobilité : Le Vélib’, l’autopartage, c’est bien pour la zone dense de la métropole. Ce n’est pas forcément adapté à tout le territoire francilien, il faudra des solutions très locales avec un soutien financier de la Région à de multiples projets », estime Jean-Pierre Girault, Président de la Commission Transports à la Région Ile-de-France .
« Nous devons préparer l’écosystème de demain. Il n’y aura pas une solution mais un bouquet d’offres », renchérit dans sa conclusion de la matinée Marc Lipinski, Vice-président de la Région Ile-de-France et Président du Centre Francilien de l’Innovation.
Les grands groupes répondent présent avec des offres de produits, de solutions, et de services, aussi diverses que les demandes des usagers. « Nous sommes entrés dans une ère de rupture », observe Philippe Payen, directeur de la stratégie et de la recherche de Veolia Transport. « Nous misons beaucoup sur les véhicules électriques… La billettique est aussi une formidable opportunité que nous devons exploiter. Avec un même billet, il sera possible demain de prendre un train de banlieue puis une voiture en autopartage pour jouer la complémentarité ».
Une autre piste nous est présentée par GDF Suez. « Nous avons développé le gaz naturel , qui émet 20% de moins d’émissions de gaz à effet de serre que l’essence, et nous travaillons aujourd’hui beaucoup sur le biogaz » indique Olivier Bordelanne, chef de projet « gaz naturel véhicules ». « Nous avons besoin de collaborer avec les constructeurs pour adapter les motorisations, mais la technologie existe. Le frein reste l’alimentation en carburant : le groupe va mettre en place un réseau de 50 stations d’ici à 2010 sur le territoire ». Il regarde aussi du côté des véhicules électriques : « nous ne ferons pas tout mais nous devrons préparer un portefeuille de solutions », conclut Olivier Bordelanne.
Jusqu’où ira l’innovation dans les transports (plus) durables ? Pour François Bellanger, directeur de Transit-City, « il faut regarder ce qui se passe ailleurs dans le monde. Les véhicules traditionnels en Inde ou en Thaïlande, (les rickshaws) de l’ère pré-voiture, pourraient être nos véhicules urbains du futur, dans l’ère post-voiture ». Beaucoup de projets vont éclore, et si tous ne marcheront pas, aucune piste ne doit être négligée.
Sur ces nouveaux marchés, les start-up sont aussi en première ligne. Trois sociétés éco-innovantes franciliennes été mises en lumière dans un reportage filmé : Comuto et son offre de service internet pour le covoiturage, Urban-Cab et ses tricycles électriques pour la mobilité douce des personnes et la logistique urbaine décarbonnée, et 3G Trans et sa technologie pour rendre les transports électriques moins énergivores. Ces 3 sociétés font partie des dizaines de PME innovantes pionnières de l’éco-mobilité en Ile-de-France.
Au-delà des évolutions technologiques, une piste d’innovation prometteuse passe par le développement de l’information quant à l’offre de transport disponible. Elle a été explorée par Ludovic Bu, président de l’association Voiture & co, qui a fait le constat que de nombreuses sources d’informations diffuses et éparpillées existent, sans que l’usager les connaissent ou soit en mesure de les exploiter. L’enjeu du futur du transport passe en effet par la capacité d’offrir à chaque profil de besoin (trajet domicile travail, familial, touristique, ponctuel ou régulier…) une solution adaptée : répondre de manière pertinente aux besoins permettra d’optimiser les usages et de réduire en conséquence les impacts environnementaux. « Aujourd’hui, il existe cinq sociétés d’auto-partage à Paris, mais peu de gens le savent », insiste Ludovic Bu pour démontrer le besoin de multiplier la création de plates-formes d’information pour les usagers. Pour lui, dans les prochaines années, les employeurs vont jouer un rôle déterminant dans le développement de l’éco-mobilité : « ceux qui sont implantés dans des zones mal desservies vont devoir offrir des solutions à leurs salariés ». Cette évolution doit s’accompagner d’une évolution culturelle. Comme le rappelle le sociologue Bruno Marzloff au travers d’une intervention filmée : « la voiture doit cesser d’être un objet pour devenir un service », permettant d’évoluer vers des services de location et d’usage partagé.
En refermant cette plénière consacrée à l’éco-mobilité, Florent Barnabé rappelle que si INNOV’ECO est un lieu d’information et de débat, c’est aussi un lieu de rencontre, afin d’introduire la partie de la matinée consacrée au « networking » et aux rencontres d’affaires.
Avant de se retrouver le 24 septembre pour l’édition consacrée à l’eau, rendez-vous régulièrement sur www.innoveco-paris.com !
> Découvrir les chiffres clés du transport en Ile-de-France
> Lire l’article thématique « Le grand désembouteillage », par GreenUnivers pour INNOV’ECO










