10 décembre 2015, Paris

La question de la gestion des ressources (matière ou énergétique), de leur économie et de leur optimisation est au coeur de toute la stratégie de transition écologique. Les matériaux innovants constituent une clé primordiale pour répondre à ces enjeux, associant autant les aspects environnementaux, qu’économiques ou sanitaires. Il s’agit de consommer moins de matière première à fonction égale, de favoriser une moindre consommation d’énergie ou au contraire une plus grande efficacité en production d’énergie, d’être moins toxique ou moins polluant, ou de remplacer des matières sur lesquelles pèse une forte pression géo-éco-politique etc.

 

Quelques familles de matériaux sont de plus en plus couramment évoquées et mis en avant pour leur intérêt en matière d’énergie ou d’économies de ressources :

- les micro et nano-celluloses qui peuvent conférer aux matériaux les incorporant des propriétés barrières ou d’autres fonctionnalités évitant le recours à des produits multicouches…

- les autres agropolymères ou agrocomposites (et fibres associées) : avec des propriétés mécaniques qui croissent et des atouts de légèreté indéniables..

- les aérogels (de silice ou d’autres matières) pour l’isolation notamment

- et les matériaux à changement de phase, en stockage provisoire d’énergie

- des combinaisons originales de matières minérales

- le graphène (pour des semi-conducteurs moins consommateurs d’énergie, des électrodes de batteries plus efficaces etc..)

- les matériaux nanostructurés et ceux issus du biomimétisme (imiter la nature)

- des matériaux fonctionnalisés qui ouvrent des nouvelles perspectives en dépollution aussi..

- etc.

 

Il y a aussi des procédés qui rendent plus sobres ou propres certains matériaux : des systèmes de collage sans colle, des structurations de surface, de greffage etc.

 

L’objectif d’INNOV’ECO est donc de cerner la maturité industrielle de ces nouveaux matériaux, d’identifier les voies qui sont en développement (les autres matériaux les plus prometteurs), les approches les plus en rupture (comment le biomimétisme peut favoriser ces ruptures ?), les attentes en matière de fonctionnalités du marché, les atouts industriels et académiques de l’écosystème national …

 

L’idée est aussi de voir comment mieux diffuser le potentiel technique de ces matériaux et favoriser un transfert d’usage dans divers secteurs industriels, et comprendre les freins technologiques, réglementaires ou sociologiques qui existent.