Contexte


Soutenir la croissance verte en Ile-de-France par le pari des éco-innovations

Un territoire aux nombreux atouts :

L’Ile-de -France est la première région d’Europe par le PIB, premier parc européen d’immobilier d’entreprises, première destination touristique mondiale, 2e pôle mondial d’implantation des 500 plus grandes entreprises internationales derrière Tokyo.

Les éco-activités représentent dans la Région 17 milliards d’euros de chiffre d’affaires, soit 47% du chiffre d’affaires France et 2,4% du chiffre d’affaires Europe.

Les éco-activités en Ile de France c’est aussi :

  • 112 000 emplois, dont :

- 35 000 emplois directs cœur de filière (éco-industries, déchets, chaleur, eau)
- 34 000 emplois dans les éco-constructions (métiers du bâtiment)
- 43 000 emplois dans les activités de conseil et d’ingénierie appliquées à l’environnement et à l’efficacité énergétique

  • Plus de 300 centres de recherche publics et privés
  • 170 centres de formation spécialisés en environnement

Enjeux socio-économiques des éco-activités :

Les potentiels de développement de ces (éco)marchés et de ces (éco)filières sont proportionnels à l’ampleur des enjeux mondiaux de l’énergie, de l’environnement et du climat.

En effet, la limitation, la prévention, puis l’adaptation aux phénomènes climatiques, et corrélativement, les mutations profondes d’une économie contrainte de réduire sa dépendance aux énergies fossiles et ses atteintes à la biosphère, constituent autant de gisements d’innovation, de créations de nouveaux métiers, et de transformation des chaînes de valeur dans de très nombreux secteurs.

Le potentiel de création d’emplois de tous niveaux de qualification est lui aussi très important, notamment dans une métropole mondiale comme Paris. Beaucoup de ces emplois sont difficilement délocalisables car ils sont inscrits au cœur de la vie urbaine qu’ils contribuent à améliorer dans le sens d’un développement durable.

L’éco-innovation en Europe et en chiffres :

  • 227 milliards d’euro
  • 2,2% du PIB européen (% supérieur à l’industrie pharmaceutique ou aéronautique).
  • L’Europe couvre environ 1/3 du marché mondial des écotechnologies (ce marché mondial devrait doubler pour atteindre les 1 000 milliards d’euros d’ici 2020.
  • 3,4 millions d’emplois

2 exemples de champs d’application des éco-innovations en Ile-de-France :

  • Agriculture durable : La superficie agricole utilisée en Ile-de-France est de 577 895 ha et la taille du territoire francilien est de 1 196 384ha, soit 48% du territoire. Les technologies, procédés et méthodes de l’agriculture durable répondent ainsi à des besoins croissants sur un territoire très vaste.
  • Déchets : L’Ile-de-France concentre le maximum des déchets sur le territoire français. En effet, l’Ile-de-France produit 8 709 kt d’ordures ménagères sur les 47 526 kt produites sur l’ensemble du territoire national. Actuellement, près de 50% de ces déchets vont, sans aucune valorisation, dans un « trou » aussi appelé centre de stockage de classe 2 ou Centre de Stockage des Déchets Ultimes (CSDU). Les effets d’échelles sont là aussi primordiaux en matière d’implantation d’éco-technologies et de conséquences sur l’environnement.

En Ile-de-France, outre les entreprises et laboratoires renommés sur l’environnement et l’énergie déjà présents, il existe justement des entrepreneurs, des investisseurs et des centres de transferts technologiques qui peuvent contribuer, ensemble, à l’émergence de nouveaux projets éco-technologiques apportant des réponses innovantes et créatrices de valeur pour le territoire.

Parmi les atouts du territoire francilien pour les éco-activités :

  • Concentration dans la métropole parisienne des entrepreneurs, investisseurs spécialisés, chercheurs et experts français des éco-métiers (autant d’acteurs d’un écosystème en émergence à structurer et animer).
  • Présence des multinationales de l’énergie et de l’environnement et d’entreprises engagées.
  • Culture de l’innovation et soutien croissant à l’éco-entreprenariat sur le territoire (projets d’incubateurs, de pépinières et d’hôtels d’activités dédiés).
  • Laboratoire territorial (à fort rayonnement) d’expérimentation dans les innovations urbaines de développement durable (notamment dans l’urbanisme et les transports).
  • Forte implication politique des élus locaux dans les domaines économique, social et environnemental dans le sens du développement durable.

Un « Green New Deal » francilien ?

Faire une éco-région économique : de quoi s’agit-il ?

Concrétiser l’intersection Ecologie-Economie, c’est-à-dire la création de richesses et d’emplois à partir d’activités qui préservent ou restaurent l’environnement, et luttent contre le dérèglement climatique.

Comment ?

Agir parallèlement sur deux leviers : l’offre et la demande

Dans une économie qui tend vers la réduction de son empreinte écologique et de son impact sur le climat, il s’agit à la fois :

  • de susciter, soutenir et amplifier la demande pour les éco-technologies et les éco-services, tout en contribuant à diminuer la consommation d’énergie et de ressources dans l’ensemble des entreprises (toutes tailles, tous secteurs)
  • de soutenir l’offre d’éco-technologies et d’éco-services (les éco-entreprises dans les principaux secteurs concernés)

NB : ne pas confondre une éco-entreprise (côté offre éco-techno/services) avec une entreprise éco-responsable (côté demande : amélioration intrinsèque de l’empreinte écologique/carbone avec recours plus ou moins important aux éco-techno/services).

Mission d’INNOV’ECO

On ne planifie ni ne décrète l’innovation, mais on peut lever les obstacles et créer un terreau fertile.

INNOV’ECO apporte le lien manquant sur le territoire entre les acteurs clé de l’éco-innovation.

En faisant davantage connaître la demande en matière d’éco-activités sur le territoire, INNOV’ECO stimule et rend visible des réponses entrepreneuriales innovantes, créatrices de richesses et d’emplois compétitifs.

En effet, dans le cadre d’INNOV’ECO, les collectivités dialoguent avec des entrepreneurs qui ont accès, sur un même lieu tous les trois mois, aux forces de R&D du territoire, aux investisseurs, aux spécialistes de l’accompagnement des entreprises innovantes, aux donneurs d’ordre etc.

Ainsi, avec INNOV’ECO, un écosystème d’innovation CleanTech local émerge, se structure et se renforce à mesure qu’il acquière visibilité et reconnaissance, et que les liens fructueux entre acteurs se développent sur le territoire.