Historique : les USA brident la consomation de carburant dès 2016



limoUn arrêt de mort pour les plus gros SUV ? Obama va limiter la consommation des voitures américaines  à moins de 7  litres aux 100 km dès 2016.

Barack Obama va ainsi bien plus vite que prévu pour limiter la consommation de carburant des grosses cylindrées américaines : les constructeurs devront dès 2016 (quatre ans plus tôt qu’initialement prévu) porter les performances moyennes des véhicules aux Etats-Unis à 35,5 miles par gallon (mpg), l’équivalent de 6,7 litres aux 100 km, contre 25 mpg (9,5 litres/100 km) actuellement.

Le pays adopte ainsi au plan national une norme proposée par la Californie. C’est la toute première fois que la consommation de carburant des voitures est ainsi bridée au pays de l’automobile-reine.

Obama a réussi le tour de force de mettre d’accord une douzaine de constructeurs (dont GM, Chrysler, Ford et Toyota US), les Etats américains et plusieurs autorités de régulation jusqu’ici antagonistes.

Ce compromis historique met fin en particulier à des années de confrontation entre la Californie, Etat pionnier en matière d’environnement, et les grands constructeurs auto. Le gouverneur de Californie, Arnold Schwarzenegger et le PDG de General Motors Fritz Henderson ont tous deux assisté à l’annonce solennelle d’Obama.

La crise a du bon : jamais il n’aurait pu imposer de telles contraintes au très puissant lobby des grands constructeurs américains s’ils n’avaient tous été au bord de la faillite et dépendants des milliards de dollars apportés par  l’Etat pour survivre.

C’est une décision majeure et hautement symbolique pour les Etats-Unis, une revanche sur l’ère Bush, d’autant plus que l’administration Obama essaie de parvenir à un accord similaire pour limiter les émissions des centrales d’électricité et des industries, l’autre grande source de CO2.

Au total, l’objectif américain est de réduire de 30% les émissions de gaz à effet de serre des véhicules, soit 900 millions de tonnes en moins d’ici 2016, et de 1,8 milliards de barils la consommation de pétrole du pays entre 2011 et 2016, soit une réduction de 5% de la consommation américaine de brut.

Concrètement, la décision imposera des plafonds de consommation par modèle et par marque, avec une moyenne de 39 mpg (6,1 litres/100 km) pour les nouvelles berlines et de 30 mpg (7,9 litres/100 km) pour les 4×4, chaque plafond tenant compte du poids du véhicule et de sa taille, comme le réclamaient les constructeurs.

Dans une stratégie volontariste,  la Califiornie avait fixé une norme similaire dès 2004 sur son sol, mais sans parvenir à l’imposer aux autres Etats, et s’était faite débouter par l’administration Bush dans ses actions en justice. La norme californienne était donc resté lettre morte.

Le Département américain du Transport avait jusqu’ici prévu d’imposer aux constructeurs pour 2011 une exigence de 27,3 miles par gallon (soit 8,7 litres aux 100 km). Une loi votée en 2007 leur fixait aussi comme objectif d’améliorer les performances de consommation de 40% pour 2020, ce qui équivalait à les obliger à atteindre en moyenne 35 miles par gallon en 2020. Obama avance donc cet objectif de quatre ans.

Dans un communiqué GM – en quasi-faillite, et sous perfusion des injections de fonds successives de l’Etat américain – a dit être « entièrement impliqué dans cette nouvelle approche ». Ces normes devraient coûter aux constructeurs 600 dollars supplémentaires par véhicule, en plus des 700 dollars de surcoût qui découlaient déjà de la loi de 2007. Soit 1.300 dollars par véhicule au total.

La proposition d’Obama réconcilie aussi l’Agence de l’environnement (EPA) avec le Département du transport. L’Agence a, en effet, accepté de fixer les nouvelles normes d’émissions de CO2 par véhicules en tenant compte de cet accord, alors qu’elle avait tenté jusqu’ici de les fixer indépendamment du Département des transports.

La nouvelle norme fédérale s’appliquera à partir des véhicules qui sortiront des usines en 2012, et jusqu’en 2016. Selon les experts, les voitures devraient être plus petites et surtout leur coffre plus réduit, et ressembler davantage aux voitures européennes – méprisées jusqu’ici par la plupart des conducteurs américains.  La Californie prévoit déjà d’imposer des normes encore plus strictes après 2016.

Dans ce contexte de boom des voitures propres, rien d’étonnant si le géant allemand a racheté 10% du petit constructeur californien Tesla Motors, star du secteur avec ses voitures de sport électriques.

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Alstom mise sur l’énergie marine



alstomhydroAlstom Hydro se positionne sur le marché encore incertain de l’énergie marine. Le groupe français veut commercialiser des hydroliennes à partir de 2012. Il vient pour cela de signer un accord de coopération sous licence avec la société canadienne Clean Current Power Systems, spécialisée dans la technologie des hydroliennes.

Hydro, spécialiste de l’énergie hydraulique, bénéficiera de la licence exclusive mondiale pour les applications de courant océanique et de courant de marée utilisant la technologie de Clean Current. Celle-ci repose sur une turbine à axe horizontal munie d’un alternateur à aimants permanents à vitesse variable et entraînement permanent. Elle fonctionne dans les deux sens pour maximiser la production.

L’accord prévoit aussi une copération entre les deux groupes pour développer cette technologie, créer des unités de démonstration et permettre à de devenir un équipementier pour les parcs hydroliens dès 2012.

Le potentiel de l’énergie marine fait rêver de nombreux acteurs : selon l’Agence internationale de l’énergie, la production pourrait atteindre 100 TWh (l’équivalent de la consommation totale d’un pays comme le Danemark) si tous les sites soumis à des courants de marée assez puissants étaient équipés.

Plusieurs parcs hydroliens sont en construction. En France, prépare un premier parc hydrolien de 2 MW au large de Paimpol (Côtes d’Armor), pour un investissement estimé à 24 millions d’euros. Il devrait être mis en service en 2012. Les quatre hydroliennes seront fournies par le constructeur irlandais OpenHydro.

Un grand projet a également été lancé au large de la pointe nord de l’Ecosse, avec le soutien de la banque Morgan Stanley dont un centre de données informatiques devrait être alimenté par la future centrale houlomotrice.

Mais le pari de l’énergie marine n’est pas encore gagné. Au large du Portugal, l’installation d’une centrale houlomotrice présentée comme la première du monde et équipée de Pélamis, des sortes de serpents de mer articulés et semi-immergés, a tourné court en mars dernier : les Pélamis ont dû être retirés en raison d’un problème au niveau de l’articulation des vérins.

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Participez aux Grands Prix de l’Innovation 2009 et boostez vos projets innovants



bat_signature_email_grandsprixinnovationChercheurs, ingénieurs, étudiants… vous avez placé l’innovation au cœur de votre projet ? Alors concourez en ligne aux Grands Prix de l’Innovation 2009 et accélérez le cycle de création de votre entreprise en gagnant l’un des 6 prix de 15 000 € et en intégrant (sous conditions) l’un des incubateurs ou pépinière de la Ville de Paris.

Deux types de prix sont prévus, qui feront l’objet d’un traitement séparé par les jurys.

D’une part, 5 catégories de prix dans les domaines suivants :

- Numérique
- Santé
- Design
- Eco-innovations
- Services innovants

D’autre part, un 6ème prix spécial concernant les projets ayant trait à la propreté urbaine.

Comment participer :

Pour concourir à l’une ou l’autre des catégories de prix, il vous suffit de remplir en ligne un dossier de candidature avant le 3 juillet 2009 en cliquant :

ici pour les 5 grands prix par filière
ici pour le prix de la propreté urbaine

Contact « Propreté urbaine » : dpe-com-doc@paris.fr
Contact autres prix : grandsprixinnovation@parisdeveloppement.com

En savoir plus :
Règlement GP Propreté Urbaine
Règlement 5 autres Prix
Démarche à suivre Propreté Urbaine
Démarche à suivre 5 autres Prix
Plan de la description détaillée du projet (commun)
Affiche
Flyer

Voiture électrique : la Volkswagen Up! en 2013



vw-up-1-150x150Avec la Up!, dont la sortie est prévue en 2011, Volkswagen espère bien chatouiller les petites citadines Aygo et autres Peugeot 107. Et c’est avec la Up! électrique, qui devrait sortir en 2013, que Volkswagen compte concurrencer les citadines électriques stars. 2013, c’est un peu tard, et c’est en tout cas après les concurrents Mitsubishi i-MiEV et Bollore-Pininfarina BlueCar, de dimensions comparables (voir notre annuaire des voitures électriques). L’autonomie est annoncée à un peu plus de 100 kilomètres, et la puissance à environ 45 kw (équivalent 61 chevaux). Volkswagen compte bien vendre 500 000 Up! par an, toutes versions confondues (versions essence comprises).

En parallèle, Volkswagen continue de développer sa technologie BlueMotion, permettant par un panel « d’artifices » d’économiser de l’énergie : système « stop & start », récupération de l’énergie du freinage… Technologie qui équipe aujourd’hui le VW Touareg V6 TSI hybrid, le Passat BlueMotion 2, le Passat Blue TDI, et le Passat TSI EcoFuel.

La Volkswagen Up! électrique est d’ores et déjà intégrée à notre annuaire des voitures électriques présentes à et venir.

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Le solaire au sol bientôt encadré par un décret



paul-elfassi1Que changera le futur décret destiné à encadrer les projets de centrales photovoltaïques au sol ? L’analyse de Paul Elfassi, avocat associé au cabinet CGR Legal.

 » La filière solaire est aujourd’hui très active. GreenUnivers se fait souvent l’écho des deals intervenant dans ce secteur. L’actualité juridique n’est pas en reste. Dans les tout prochains mois, le gouvernement encadrera le développement des projets photovoltaïques au sol pour répondre à des préoccupations d’environnement et d’urbanisme. Si les professionnels ne s’opposent pas au principe d’un encadrement car ils ont besoin de règles claires pour développer et pérenniser la filière, ce texte concrétisera certains choix politiques dont certains sont discutables.

L’instruction administrative de la plupart des projets (> 250 kilowattcrête) nécessitera un permis de construire, une étude d’impact et une enquête publique. Un tel régime mettra donc un terme à l’incertitude juridique qui entoure aujourd’hui l’instruction de ces projets : l’installation des panneaux solaires eux-mêmes ne nécessite en effet aucune formalité au titre du droit de l’urbanisme et la question de l’obligation d’une étude d’impact dans certains cas est discutable. Enfin, aucune enquête publique ne peut être exigée.

Le choix du gouvernement est contestable car seuls les projets les plus importants peuvent être de nature à soulever des questions environnementales, étant souligné que les impacts d’une centrale solaire au sol paraissent en tout état de cause peu importants.

Bien qu’il institue de nouvelles contraintes lourdes en termes de développement, ce décret unifiera les pratiques administratives non homogènes observées à ce jour. Il permettra également de soumettre la quasi-totalité des projets à une formalité au titre du Code de l’urbanisme, ce qui devrait permettre d’éviter un développement anarchique qui nuirait in fine à la filière.

La problématique de l’entrée en vigueur du texte était essentielle. Le gouvernement a pris en compte les observations de certains professionnels sur ce point. Alors que le projet de décret prévoyait initialement que ses dispositions entreraient « en vigueur le premier jour du mois suivant la date de sa publication au journal officiel », la dernière version du projet a accepté de retenir une période transitoire. Le court délai d’entrée en vigueur du décret permettra d’éviter, conformément aux souhaits du gouvernement notamment, que des travaux ne puissent être engagés rapidement afin d’échapper aux nouvelles procédures. Toutefois, le décret ne devrait pas s’appliquer lorsque les projets comportent des installations ayant déjà fait l’objet d’une décision de non-opposition à déclaration préalable ou d’un permis de construire avant son entrée en vigueur, d’une part, ou lorsque ces projets sont dispensés de toute formalité au titre de code de l’urbanisme et que les travaux auront été entrepris ou achevés à la date de l’entrée en vigueur du décret, d’autre part.

Le projet de décret prévoit également une simplification des procédures administratives issues de la loi n° 2000-108 du 10 février 2000.

Il modifie le décret n°2002-1434 relatif à la procédure d’appel d’offres pour les installations de production d’électricité dans le but de simplifier la procédure. Il réduit les délais en permettant au ministre d’effectuer toutes les modifications qu’il juge nécessaire au projet de cahier des charges transmis par la Commission de Régulation de l’Energie, sans avoir à en référer de nouveau à cette dernière. Enfin, pour tenir compte du caractère d’urgence du lancement de certains appels d’offres, le ministre pourra fixer un délai d’instruction qui devra être compris entre 2 et 6 mois.

Le projet de décret prévoit également une modification du décret n°2000-877 relatif à l’autorisation d’exploiter les installations de production d’électricité. Il prévoit une obligation de déclaration et de récépissé de déclaration par l’Etat pour chaque nouvelle installation photovoltaïque, y compris pour les particuliers. En outre, le texte considèrera comme « réputées déclarées » les installations d’une puissance inférieure à 250kW (puissance en dessous de laquelle il y a également dispense de certificat d’obligation d’achat). Enfin, le projet de décret exige que le dossier de demande d’autorisation d’exploiter contienne le récépissé de demande de permis de construire (quand il est nécessaire). Cette dernière mesure, est cohérente avec l’institution de l’obligation d’un permis de construire, et devrait permettre de rationaliser la délivrance des autorisations d’exploiter. »

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Insolente ambition de Voltalia dans le solaire en France



voltalia1Voltalia, l’une des quelques ambitieuses start-up d’énergies nouvelles cotées à Paris, qui développe des projets tous azimuts (solaire, éolien, biomasse…) en France métropolitaine, en Guyane et en Grèce, se lance dans un projet solaire hors normes à l’échelon français: une centrale photovoltaïque au sol de 104 MW dans le Midi, soit autant que tout le solaire photovoltaïque installé en France en 2008. Ce serait même le deuxième plus gros projet mondial !

Il bat à plate couture celui d’EDF EN dans l’Ariège, qui devait être le plus grand de France. Il dépasse aussi de loin la « centrale solaire par région » souhaitée par le gouvernement, censées être de 10 à 30 MW chacune environ, un programme dont le gouvernement vient d’ailleurs de lancer les appels d’offre .

a déjà des soutiens influents: fin 2008 la Caisse des Dépôts a investi 3 millions d’euros dans sa filiale de Guyane, Voltalia Guyane, dont la CDC a ainsi pris 20%.

Son nouveau projet prévoit l’installation sur 340 hectares de 472 000 panneaux solaires dans la commune de La  Barben, près de Marseille.

Comme a déjà des projets solaires de 71 MW en développement en France métropolitaine, avec ce nouveau parc de 104 MW, les projets solaires de en France métropolitaine portent sur 175 MW. En y ajoutant les projets en Guyane et en Grèce,   l’ensemble de sa filière solaire développe 335 MW.

Il produira 147 millions de KWh par an, équivalant aux besoins en électricité des 140 000 habitants et évitera l’émission de gaz à effet de serre de l’ordre de 600.000 tonnes par an.

Reste à concrétiser: pour cela aura besoin de nouveaux partenaires financiers. explique que le projet doit en effet être réalisé progressivement, en tranches de 10 MW, avec la participation au capital de partenaires minoritaires. Sa construction démarrera l’été 2010 pour une mise en production fin 2011.

Un signe de plus du décollage du solaire en France, très en retard sur ses voisins comme l’Angleterre et l’Allemagne puisqu’il ne ne comptait fin 2008 que 69 MW raccordés au réseau électrique, alors que le gouvernement table sur  5.400 MW en 2020. Il attire maintenant maintes jeunes sociétés ambitieuses et qui osent même entrer en Bourse, en pleine crise.

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La France encore trop faible dans les greentech



france-greentechTout le gratin des greentech françaises grandes et petites s’est retrouvé à Bercy, lundi, pour un long colloque organisé par Anne-Marie Idrac (Secrétaire d’Etat au Commerce extérieur) sur les « éco-industries françaises et l’export » : en résumé, beaucoup d’envie de faire de la part du gouvernement (Chantal Jouanno, Secrétaire d’Etat à l’Ecologie, était là aussi), avec un nouvel étendard baptisé « France Greentech », des entreprises qui croient dur comme fer à l’avenir du secteur, mais aussi un constat sévère : la France est encore une naine dans la plupart des greentech, surtout  les énergies nouvelles.

Paris Mouratoglou, le patron d’EDF Energies Nouvelles, connu pour son franc-parler, a mis les pieds dans le plat : « On est nus devant la concurrence. Nous manquons complètement de capacités à produire et nous n’avons pas grand-chose à exporter. Il y a urgence à créer une industrie française. Et c’est assez simple à faire ».

«Les énergies renouvelables vont devenir un marché gigantesque, et nous sommes absents des éoliennes et des panneaux : demain la France importera des panneaux de chez nos voisins. Moi ( pour EDF Energies Nouvelles) j’achète du matériel partout, mais je ne peux pas acheter français puisqu’il n’y pas d’offre française. Avec des exceptions, comme Vergnet (l’un des rares fabricants français d’éoliennes, ndlr), qui occupe une niche avec des éoliennes légères qui se couchent en cas de cyclones, destinées aux départements d’Outre-mer, ou encore Schneider qui fait des onduleurs que nous lui achetons. Le seul moyen pour créer une industrie français est de créer un marché domestique. Il faut un tarif d’achat suffisant et une visibilité à moyen terme, sinon nous n’aurons pas assez de recherche ni d’investissement. Et des facilités administratives : en France pour faire une ferme solaire, il faut des années  alors qu’ailleurs il ne faut que quelques mois ».

Un peu plus nuancé que Mouratoglou mais guère plus indulgent, le DG de Suez Environnement, Jean-Louis Chaussade, a relevé quelques initiatives : « Total et GdF fabriquent du silicium et ouvrent un nouveau site dans l’est, les filières sont en train de se constituer. Il faut aussi soutenir la filière du recyclage ».

Il est optimiste sur le secteur (« La culture de la green économie est lancée, je ne pense pas qu’on remettre en cause la nécessité absolue du développement durable, d’une nouvelle croissance ») mais craint la Chine : « La Chine va créer des géants mondiaux dans l’environnement, il faut s’y préparer Il faut des efforts de R & D maintenant, sinon nous serons dépassés par de grands concurrents dans 10 ans, et la concurrence internationale va s’exacerber. La Chine veut des champions, et va les pousser avec son plan de relance « vert » ».

Pourtant au colloque figuraient quelques success stories comme Environnement SA (capteurs et compteurs de CO2), une PME de 100 personnes qui exporte largement.

Autre manque identifié par Philippe Delorme, secrétaire exécutif de Schneider Electric, la formation : « il y a un vide en ce qui concerne les filières de formation, il est très difficile de trouver des spécialistes de l’énergie. Il faut investir dans les universités. En Europe, l’un des principaux freins est le manque de ‘brain power’ ».

Tous les participants ont aussi jugé difficile pour les entreprises françaises de profiter des plans de relance « verts » notamment en Chine ou aux Etats-Unis, qui sont surtout destinés aux acteurs nationaux.

Les deux ministres présentes – Mmes Idrac et Jouanno étant les deux seules femmes ou presque de cette nombreuse assemblée, avec Dominique Campana, responsable de l’action internationale de l’Ademe, ont plutôt souligné les enjeux du secteur (400 000 emplois en France déjà, 440 milliards de dollars de marché mondial d’ici 2020, 550.000 emplois en France d’ici 2020 selon une étude du Boston Consulting Group), et les points forts français (les secteurs des déchets et de l’eau, des économies d’énergie et du BTP) qui font de la France, selon elles, le 4e exportateur d’écotechnologies, avec des géants comme Veolia ou Suez.

Elles ont aussi annoncé plusieurs initiatives : une bannière commune, intitulée France Greentech, qui permettra par exemple aux industriels français de se regrouper pour des salons ou des missions à l’étranger, un guichet unique pour les services et aides à l’export avec un Green Pass créé par UbiFrance, et une convention entre UbiFrance et l’Ademe pour  mettre en commun leur réseau pour aider les éco-industries françaises à l’international.

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Le marché des compteurs intelligents pourrait doubler rapidement



colettelewiner25 à 40% des foyers européens seront équipés de compteurs intelligents d’ici 2012, contre 6% aujourd’hui, selon une étude de Capgemini. Certains pays, comme l’Italie et la Suède ont déjà un taux de pénétration proche de 100% alors que la France se situe dans la moyenne. L’analyse de Colette Lewiner, directeur international du secteur énergie de Capgemini.

GreenUnivers : comment évolue le marché des compteurs intelligents ?

Le marché mondial pèse déjà 8 milliards de dollars par an et il progresse de 5% par an actuellement selon certaines estimations. Mais ce rythme devrait croître très rapidement et le marché pourrait doubler dans les prochaines années. Aux Etats-Unis, Barack Obama a annoncé près de 5 milliards de dollars d’investissements pour le déploiement de compteurs intelligents. En Europe, 25 à 40% des foyers auront des compteurs intelligents d’ici à 2012, contre 6% aujourd’hui. Le marché s’annonce énorme et tous les acteurs sont en train de prendre leurs marques : les compagnies d’électricité, les fabricants de compteurs, les prestataires informatiques qui traiteront les millions de données récoltées…

GU : quels sont aujourd’hui les principaux moteurs du marché ?

Plusieurs facteurs se conjuguent. D’abord l’évolution de la réglementation : en Europe, par exemple, le Paquet climat-énergie adopté récemment recommande que 80% des consommateurs soient équipés de compteurs intelligents d’ici à 2020. La Suède est en pointe : la réglementation y rend obligatoire des relevés mensuels à partir de juillet 2009. Les compagnies d’électricité ont dû accélérer les investissements. C’est le premier pays européen qui aura un taux de pénétration de 100%. Autre facteur, la demande des consommateurs pour réduire leur facture d’énergie et les émissions de CO2, ce que permettront les compteurs intelligents grâce à une optimisation de la consommation. Enfin, dans certains pays européens, les compagnies d’électricité attisent aussi le mouvement : en Italie, par exemple, Enel a déjà déployé plus de 27 millions de compteurs sur courants porteurs au début des années 2000. Et d’ici 2011, 36 millions de consommateurs italiens seront équipés. Les compteurs étaient vieux et il y avait beaucoup de vols de courant, d’où la décision d’Enel d’accélérer sur les compteurs électriques qui donnent un meilleur suivi de la consommation, ce qui évite les fraudes.

GU : la baisse des prix des compteurs a-t-elle aussi un fort impact ?

Bien sûr, aux Etats-Unis, le prix d’un compteur est passé de 260 dollars en moyenne à 60 dollars en quelques années (sans l’installation). Les compteurs sont aujourd’hui généralement fabriqués en Chine ou dans d’autres pays à bas coût, ce qui explique cette chute. Et parallèlement, de gros progrès technologiques ont été faits pour développer de nouvelles applications pour suivre et optimiser la consommation d’électricité.

GU : comment se situe la France ?

Elle est dans la moyenne européenne. Le régulateur n’a pas fixé de date limite mais ERDF, le gestionnaire du réseau, a annoncé le déploiement de 33 millions de compteurs intelligents. C’est un marché colossal de 4 milliards d’euros, le coût d’une centrale nucléaire de type EPR ! Une phase d’expérimentation vient de démarrer en Touraine : 300 000 nouveaux compteurs électroniques vont être testés dans un premier temps.

GU : quels bénéfices peut-on espérer de ces nouveaux compteurs ?

Les consommateurs disposeront de multiples données leur permettant de mieux comprendre leur consommation d’électricité et, à terme, de l’optimiser. Nous avons fait une étude avec un institut finlandais qui montre que l’Union européenne des 15 peut parvenir à une économie de consommation d’électricité de 200 TWh en 2020 par an en cas de déploiement massif des compteurs intelligents. Cela représente la consommation annuelle des secteurs résidentiels de l’Allemagne et de l’Espagne ! En parallèle, cela permettrait d’éviter l’émission de 100 millions de tonnes de CO2 par an en 2020. Mais cela ne sera possible que si des efforts de communication sont faits par les pouvoirs publics et les compagnies d’électricité pour éduquer les consommateurs et leur apprendre à vraiment optimiser leur utilisation de l’électricité.

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Dans la tourmente, Opel prépare son premier véhicule 100% électrique



2004_opel_trixx_main630-0507-630x360-150x150Malgré la tourmente qui secoue aujourd’hui Opel, petite soeur de , le constructeur allemand n’en continue pas moins de développer sa voiture tout électrique. Selon notre confrère AutoExpress, elle pourrait être basée sur le concept car Trixx (photo). Peu dépendant de la R&D de , si son développement n’est pas freiné par la conjoncture, elle pourrait sortir sur le marché en 2012.

Petite voiture résolument urbaine, elle accueillerait 4 passagers et ses baguages. L’autonomie devrait être de 90 miles (145 km). Petite ombre au tableau, le coût du pack de batteries : 12 000$ (9 000 €). C’est un petit peu plus que les solutions concurrentes, dont on estime le coût à environ 7-8000 €.

En parallèle, Opel développe également une berline, l’Ampera, basée sur la technologie de la Chevrolet Volt. Nul ne sait ce qu’il adviendra de ce projet si Opel et étaient amenés à être séparés.

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Le solaire au sol bientôt encadré par un décret



paul-elfassiQue changera le futur décret destiné à encadrer les projets de centrales photovoltaïques au sol ? L’analyse de Paul Elfassi, avocat associé au cabinet CGR Legal.

 » La filière solaire est aujourd’hui très active. GreenUnivers se fait souvent l’écho des deals intervenant dans ce secteur. L’actualité juridique n’est pas en reste. Dans les tout prochains mois, le gouvernement encadrera le développement des projets photovoltaïques au sol pour répondre à des préoccupations d’environnement et d’urbanisme. Si les professionnels ne s’opposent pas au principe d’un encadrement car ils ont besoin de règles claires pour développer et pérenniser la filière, ce texte concrétisera certains choix politiques dont certains sont discutables.

L’instruction administrative de la plupart des projets (> 250 kilowattcrête) nécessitera un permis de construire, une étude d’impact et une enquête publique. Un tel régime mettra donc un terme à l’incertitude juridique qui entoure aujourd’hui l’instruction de ces projets : l’installation des panneaux solaires eux-mêmes ne nécessite en effet aucune formalité au titre du droit de l’urbanisme et la question de l’obligation d’une étude d’impact dans certains cas est discutable. Enfin, aucune enquête publique ne peut être exigée.

Le choix du gouvernement est contestable car seuls les projets les plus importants peuvent être de nature à soulever des questions environnementales, étant souligné que les impacts d’une centrale solaire au sol paraissent en tout état de cause peu importants.

Bien qu’il institue de nouvelles contraintes lourdes en termes de développement, ce décret unifiera les pratiques administratives non homogènes observées à ce jour. Il permettra également de soumettre la quasi-totalité des projets à une formalité au titre du Code de l’urbanisme, ce qui devrait permettre d’éviter un développement anarchique qui nuirait in fine à la filière.

La problématique de l’entrée en vigueur du texte était essentielle. Le gouvernement a pris en compte les observations de certains professionnels sur ce point. Alors que le projet de décret prévoyait initialement que ses dispositions entreraient « en vigueur le premier jour du mois suivant la date de sa publication au journal officiel », la dernière version du projet a accepté de retenir une période transitoire. Le court délai d’entrée en vigueur du décret permettra d’éviter, conformément aux souhaits du gouvernement notamment, que des travaux ne puissent être engagés rapidement afin d’échapper aux nouvelles procédures. Toutefois, le décret ne devrait pas s’appliquer lorsque les projets comportent des installations ayant déjà fait l’objet d’une décision de non-opposition à déclaration préalable ou d’un permis de construire avant son entrée en vigueur, d’une part, ou lorsque ces projets sont dispensés de toute formalité au titre de code de l’urbanisme et que les travaux auront été entrepris ou achevés à la date de l’entrée en vigueur du décret, d’autre part.

Le projet de décret prévoit également une simplification des procédures administratives issues de la loi n° 2000-108 du 10 février 2000.

Il modifie le décret n°2002-1434 relatif à la procédure d’appel d’offres pour les installations de production d’électricité dans le but de simplifier la procédure. Il réduit les délais en permettant au ministre d’effectuer toutes les modifications qu’il juge nécessaire au projet de cahier des charges transmis par la Commission de Régulation de l’Energie, sans avoir à en référer de nouveau à cette dernière. Enfin, pour tenir compte du caractère d’urgence du lancement de certains appels d’offres, le ministre pourra fixer un délai d’instruction qui devra être compris entre 2 et 6 mois.

Le projet de décret prévoit également une modification du décret n°2000-877 relatif à l’autorisation d’exploiter les installations de production d’électricité. Il prévoit une obligation de déclaration et de récépissé de déclaration par l’Etat pour chaque nouvelle installation photovoltaïque, y compris pour les particuliers. En outre, le texte considèrera comme « réputées déclarées » les installations d’une puissance inférieure à 250kW (puissance en dessous de laquelle il y a également dispense de certificat d’obligation d’achat). Enfin, le projet de décret exige que le dossier de demande d’autorisation d’exploiter contienne le récépissé de demande de permis de construire (quand il est nécessaire). Cette dernière mesure, est cohérente avec l’institution de l’obligation d’un permis de construire, et devrait permettre de rationaliser la délivrance des autorisations d’exploiter. »

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Advancity devient le pôle des éco-technologies



advancityCoup d’accélérateur pour Advancity : le pôle de compétitivité francilien de la ville et de la mobilité durables se veut aujourd’hui pôle des éco-technologies. « Cette évolution répond à une demande des pouvoirs publics : l’Ile-de-France a des atouts considérables dans ces domaines avec les grands groupes, un large tissu de PME et de multiples laboratoires. Il est important de fédérer tous ces acteurs, souligne Thierry Delarbre, le directeur général. C’est un prolongement naturel pour Advancity, qui a déjà une légitimité dans le développement durable ».

Depuis sa création en 2006, une soixantaine de projets labellisés par le pôle ont été financés pour un montant total de 130 millions d’euros, dont 60 millions de subventions publiques. Il compte plus de 100 adhérents, dont une soixantaine d’entreprises avec une dizaine de groupes leaders mondiaux et une cinquantaine de PME.

Si le pôle garde les transports et la ville dans son champ de compétences, il inclut aussi désormais dans son périmètre la gestion de l’eau, des déchets, le traitement de l’air, l’efficacité énergétique des bâtiments et la santé urbaine.

Advancity prépare sa mutation depuis l’automne 2008. Une centaine de personnes travaillent dans des groupes de travail pour établir une feuille de route stratégique. Et fin 2008, un premier appel à projets a été lancé pour les éco-technologies. Une quarantaine de dossiers sont remontés, pour lesquels la labellisation n’est pas achevée.

Pour répondre à ces nouveaux enjeux, Advancity va se muscler. Il emploie aujourd’hui six personnes et devrait en compter une dizaine d’ici à la fin de l’année. Son budget progresse aussi : de 900 000 euros en 2008 à 1,4 million cette année. « Ces moyens vont nous permettre de figurer parmi les plus grands pôles français, avec clairement une vocation internationale », poursuit Thierry Delarbre.

En Ile-de-France, entre 50 000 et 100 000 personnes travaillent dans les éco-industries, mais celles-ci restent mal identifiées car très diffuses. Advancity compte bien participer au travail de structuration de la filière cleantech.

Mais Ile-de-France n’est pas la seule région à vouloir s’imposer dans les éco-industries. Rhône-Alpes veut aussi devenir « la » capitale européenne des cleantech en s’appuyant sur ses trois pôles de compétitivité, Tenerrdis (énergies renouvelables), Axelera (chimie-environnement) et Lyon urban truck and bus (transports urbains et propres).

La concurrence franco-française ne s’annonce-t-elle pas trop rude ? « Il y a de l’émulation mais nous ne sommes pas dans les mêmes éco-systèmes, répond Thierry Delarbre. Nous sommes complémentaires : nous avons, par exemple, déjà collaboré avec le pôle Axalera dans le domaine de l’eau et nous allons poursuivre dans le traitement de l’air en alliant la proximité d’Axelera avec les sites industriels et nos compétences sur l’air dans les villes et l’air intérieur ».

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Comparatif voitures électriques : les résultats commerciaux sont là



prius-i-miev-bluecar-300x175Mitsubishi , III, : ces voitures, fonctionnant tout ou partie à l’électricité, ne sont pas encore sur nos routes, et pourtant leur succès commercial est bien là. Preuve d’un engouement croissant des consommateurs pour le développement durable. Petit coup d’oeil sur les succès du moment.

mitsubishi-i-miev-circuit-electrique vient d’annoncer avoir revu à la hausse ses objectifs de production pour sa petite voiture 100% électcrique. A l’origine de cette décision, les précommandes de quelques 2 000 exemplaires, alors que la voiture ne sera officiellement lancée au Japon qu’en juillet prochain. En 2010, ce seront donc 5 000 voitures qui sortiront des usines, au lieu des 4 000 initialement prévues. Puis, la production devrait passer à 10 000 unités produites par an sous sa propre marque, auxquelles il faudra rajouter les ventes de cette voiture sous d’autres marques. Par exemple, Peugeot prévoit de commercialiser la i-Miev sous le nom de « Peugeot 1001″ au début de l’année 2011.

La est une très petite voiture, mesurant 3,395 m de longueur seulement. A titre de comparaison, la nouvelle Renault Twingo, plus petite voiture de Renault, mesure 3,6 m. La pèse 1.080 kg, affiche une vitesse maximum annoncée à 130 km/h, est propulsée par une batterie de 200 kg au Lithium-Ion (aimant permanent synchrone).

Bolloré-

visuel-ecologique-730Nous vous avons longuement parlé de la voiture franco-italienne BlueCar, qui a beaucoup de points communs avec . Dans notre article du 15 avril, vous pouviez notamment lire que Bolloré- venait passer le cap des 3 300 réservations de BlueCar, un chiffre très nettement au-dessus des attentes du marché. A notre connaissance, Bolloré- prévoit la production de 10 000 modèles en 2010, pour atteindre un rythme de croisière de 30 000 modèles en 2012.

La mesure 3,65m (la même taille que la nouvelle Renault Twingo), affiche également une vitesse maximum de 130 km/h, est propulsée par une batterie « Bolloré » au Lithium-Métal-Polymère. Elle sera disponible dans quelques mois à la location pour 330 € / mois.

III

03_2010_toyota_prius_introductionSeule voiture hybride de notre sélection, elle a en commun avec les deux précédentes voitures qu’elle fonctionne (en partie) à l’électricité, qu’elle n’est pas encore sortie, et qu’elle connait pourtant déjà un grand succès commercial ! , pourtant actuellement atteint de sinistrose, vient de revoir son plan de production. De 40 000 unités par mois, la production va très rapidement passer à 50 000. Débutées en avril, les précommandes avaient déjà atteint les 40 000 unités aux alentours de la mi-avril ! Un succès étonnant alors que n’a pas encore commencé sa communication (publicité) autour de la III. A titre de comparaison, a vendu 70 618 II durant l’ensemble de l’année fiscale 2008.

La III ne boxe pas dans la même catégorie que les autres : il ne s’agit « que » d’une hybride, et elle est beaucoup plus grande, avec ses 4,46 m de longueur. Moteur thermique aidant, sa vitesse maximum ne la limitera pas à une utilisation urbaine ( annonce 180 km/h). La consommation en cycle mixte enfin, passe de 4,3 litres aux 100 sur la II, à 3,8 litres sur la III.

L’Asie affûte ses armes

Les occidentaux ne sont pas les seuls à se préparer. La voiture électrique chinoise roule déjà, tandis que les indiens augmentent également leur capacité de production de leurs mini voitures électriques.

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Bientôt un retour en Bourse pour les cleantech françaises ?



solabiosL’embellie des marchés boursiers commence à donner des idées aux entreprises des énergies renouvelables françaises. Alors que , spécialisée dans l’installation de toits solaires, compte entrer sur le marché libre de la Bourse de Paris courant 2009, le producteur d’énergie verte pense à son tour faire appel à la Bourse, mais plutôt en 2010. Et , plus connu sous le nom de sa principale marque, Eneovia, qui est déjà cotée au marché libre, non seulement augmente son capital mais compte passer à la vitesse supérieure en se cotant sur Alternext.

est l’une des rares sociétés du secteur déjà cotées à Paris : elle s’est introduite sur le marché libre parisien en 2006, levant 17 millions d’euros. Jérome Billerey, le président du directoire, vient d’indiquer à l’agence Reuters qu’il envisage une nouvelle opération « en 2010 sous réserve des conditions de marché ». Il pourrait chercher à lever une centaine de millions d’euros, selon des analystes. En attendant, pour renforcer ses fonds propres et poursuivre ses investissements, la société étudie l’entrée d’actionnaires minoritaires au capital de ses centrales (jusqu’à 49,9%).

L’entreprise comptait 72 MW installés fin décembre, dont 69 MW d’éolien sur 22 centrales et 2,8 MW de solaire sur 17 sites. Elle table sur 38 MW supplémentaires cette année. Aerowatt se développe vite, mais les résultats tardent un peu : elle a enregistré en 2008 une perte nette de 1,5 million d’euros (contre une perte de 652 millions en 2007), et un résultat brut d’exploitation de 4,2 millions (+12,5%) pour un chiffre d’affaires de 7,6 millions (+7,8%). Elle espère être proche de l’équilibre en 2009, et positive en 2010

Pour trouver de nouveaux moyens, elle a déjà fait une augmentation de capital en 2008 auprès de ses actionnaires (Demeter Partners, Crédit Agricole Private Equity, Viveris Management et Financière de Champlain).

A citer encore les ambitions de (marque Eneovia), un développeur de centrales photovoltaïques, dont l’AG qui s’est tenue la semaine dernière a autorisé une augmentation de capital pouvant aller juqu’à 25 millions d’euros. La première tranche de cette augmentation de capital est en cours et devrait aboutir d’ici un mois et demi environ, a précisé un porte-parole de la société.

Le groupe a aussi décidé en 2010 de transférer ses actions sur Alternext, la place boursière où se cotent les valeurs moyennes, plus importante que le marché libre, afin de disposer de « davantage de liquidités », selon le groupe.

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Evasol, roi du solaire pour les particuliers, lève 2,2 millions d’euros



evasolLe leader français de l’installation de panneaux solaires pour les particuliers vient de lever 2,2 millions d’euros auprès de la société de capital-investissement Evolem, cédant « une part ultra-minoritaire de son capital », selon son fondateur et président, Stéphane Maureau. Après deux années d’autofinacement, c’est la première levée de fonds d’Evasol, une société implantée dans le grand Lyon.

En novembre dernier – juste avant que la crise financière atteigne son apogée -, son rival avait réussi à lever 20 millions d’euros. Mais s’adresse davantage aux entreprises pour viser les toits des locaux commerciaux.

, fondée en mars 2007 sous l’impulsion du fabricant de panneaux solaires Tenesol (filiale à 50% de Total, 40% d’EDF et 10% d’EDF Energies Nouvelles), qui est son fournisseur exclusif, a profité des incitations mises en place en 2006 : crédit d’impôt pour les particuliers et tarif de rachat de l’électricité solaire très attractif.

« Le marché n’existait pas : il a décollé à ce moment là et la demande continue », poursuit Stéphane Maureau. Et la société a connu une croissance fulgurante : 10 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2007 ( a un exercice de mars à mars), 35 millions en 2008. Elle prévoit 70 millions en 2009, « dont 35 millions de commandes déjà enregistrées » et 140 millions en 2010.

« Deux risques pouvaient peser sur notre croissance : le manque de personnel et l’insuffisance de notre trésorerie », observe le dirigeant. Pour le premier aspect, l’entreprise qui compte 270 salariés, a développé ses process de recrutement et de formation et compte embaucher environ 70 personnes lors de son troisième exercice. Pour le second, elle a décidé de lever des fonds.

« Nous n’avons pas eu de difficultés à trouver un investisseur », assure Stéphane Maureau, qui cherchait un partenaire financier prêt à lui laisser le contrôle et la gouvernance. Ce qu’il pense avoir trouvé avec Evolem, le fonds de capital développement lancé par Bruno Rousset, par ailleurs fondateur et patron du groupe d’assurances lyonnais April Group.

Parmi ses projets, compte bien rester sur le créneau porteur des particuliers mais commence aussi à s’intéresser au marché des toits solaires pour les agriculteurs ou petits investisseurs. Un marché là encore en pleine croissance où d’autres sociétés prospèrent.

La société a aussi récemment créé «  Pose », une filiale dédiée à la pose des panneaux pour maîtriser une partie des installations et pouvoir réaliser son propre benchmark.

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Total mise sur une 2ème start-up américaine des cleantech, de biocarburants



gevoAprès avoir misé sur une start-up de cellules solaires (Konarka), Total va investir dans une autre start-up américaine des cleantech, cette fois dans les biocarburants de nouvelle génération : il va entrer au capital de Gevo, née en 2005 à Denver (Colorado).

Gevo a mis au point une technologie innovante pour convertir en alcools lourds et en biocarburants des sucres issus de végétaux renouvelables et non-alimentaires, comme les tiges de maïs, le switchgrass ou les résidus de bois.

, qui vise les marchés des carburants (essence, diésels et kérosène) et de la chimie, compte commencer à commercialiser ses produits en 2011. Il a déjà mis au point des biocarburants et bio-kérosène.

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